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LES CONTES DU RAGONDIN

Vendredi 3 février 2006 5 03 /02 /2006 15:37
 

 

Texte et illustrations           
Marie-agnès Aendekerk              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fée Sonnette est en pétard. La fée Sonnette a perdu ses lunettes.
La fée Sonnette est très distraite;elle égare sans cesse ses accessoires de fée. Tantôt ce sont ses lunettes, tantôt c’est sa
baguette magique. Et tout cela chagrine énormément la bonne fée Sonnette. Sans lunettes ; impossible de repérer sur quel berceau
se pencher, de quelle personne s’occuper; et sans baguette
magique ; impossible d’exécuter féeries et sortilèges.
Alors, Sonnette, découragée, a progressivement abandonné son
rôle de bonne fée, gênée par ces fréquents contretemps.                                                                                    
 Un jour, Sonnette perdit à la fois, et ses lunettes, et sa  baguette.
Malédiction ! Enervée, éplorée, Sonnette s’appliqua à se remémorer ses formules magiques pour appeler Merlin à la rescousse.  Elle mit certainement 10 minutes mais finit par y arriver.
 
—Drag nilrem evirra nigr nitul erorafrep!!!!
 
Et soudain, apparut devant elle un petit être replet qui la regardait d’un air narquois.
—Mais qui es-tu ? J’ai demandé Merlin !
—Erreur, Sonnette ! Ta formule magique m’appelait, moi le lutin Gringrin !
—Oh ! J’ai dû me tromper dans la formule. C’est vrai, je suis une fée bien médiocre. J’oublie mes formules magiques, je perds sans cesse mes lunettes et ma baguette et parfois même, j’ai mal aux doigts. Je suis inefficace, incapable,
inutile, idiote pour une fée. D’ailleurs, ai-je jamais choisi de devenir
fée ? gémit Sonnette. Si Merlin était là, je lui remettrais ma
démission en tant que fée… Et Sonnette sanglota pendant de
longues minutes.
Quand la flaque aux pieds de Sonnette devint trop importante les menaçant de noyade, Gringrin finit par réagir.
(Petite parenthèse, ici, pour information : il faut savoir qu’une fée
pleure en quantité 40.000 fois plus de larmes que tout être humain ordinaire.)
 
—Qui perd ses lunettes y voit moins bien.                   
Qui pleure à chaudes larmes voit encore moins bien.
Qui cumule les deux n’y voit plus rien.
Et parfois, c’est que cela lui va bien !                        
 
— Epargne-moi tes sarcasmes, Gringrin ! Tu ne m’es pas d’un
grand secours ! Comme je regrette Merlin ! Pauvre de moi, que
vais-je devenir, maintenant, sans lunettes et sans baguette ?
 
—Tu es déjà une fée, Sonnette, le plus simple est de le rester.
Tu es une bonne fée,Sonnette !
Au lieu de te désoler, tu ferais mieux de m’écouter ; j’ai une
proposition à te faire. Comme tu as perdu tes lunettes et ta
baguette magique, je fais un compromis et je t’offre une paire de lunettes magiques…
— J’y verrai moins bien qu’avec mes lunettes… Mais, bon,…
Elle n’eut pas le temps d’achever sa phrase que Gringrin avait déjà disparu.
Epuisée, Sonnette se mit au lit. Elle passa une nuit peuplée de rêves angoissants où un gros lutin aux lunettes géantes dirigeait un
orchestre à l’aide de sa baguette magique.
 
Le lendemain matin, Sonnette s’éveilla et découvrit sur sa table de
nuit une paire de lunettes qui lui semblèrent tout à fait ordinaires.
Notre bonne fée les posa sur son nez et ne vit rien à l’horizon.
Surprise, elle les retira et à y regarder de plus près,s’aperçut que les verres étaient montés à l’envers. Elle les posa à nouveau sur son
 nez et fut alors éblouie de ce qu’elle vit.
Elle voyait à l'envers; c'est-à-dire qu'elle voyait à l'intérieur de sa
conscience. Et elle voyait plein de belles choses dotées de
couleurs chatoyantes. Elle vit qu'elle était belle de l'intérieur parce qu'elle avait fait, de son mieux, le plus de bien possible; qu'elle
avait rendu un grand nombre de gens heureux et que son travail
 s'était révélé très utile.
Les doutes qui l'assaillaient encore la veille lui parurent ridicules et
 elle sourit, elle rit même, autant qu'elle avait pleuré hier.
Et comme  les fées rient 40.000 fois plus fort que les êtres
ordinaires, un effroyable orage ne tarda pas à se déchaîner. Il dura
jusqu'au soir; de terribles éclairs déchiraient la nuit et permirent à
Sonnette de distinguer au loin, un petit gars dans son berceau qui
avait des ennuis.
-Il est temps de me mettre en route dit Sonnette. La route est
longue.Elle rassembla quelques affaires dans son sac, ouvrit le
frigo pour prendre de l'eau pour le voyage et mis la main sur sa...
baguette magique.
Assurément ,la fée Sonnette était distraite.
(Marie-Agnès Aendekerk)
                   

Elle voyait à .

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 
 
 
                                                                                         
 
                                                                                                                               
                                                                
 
 
                                                                                                                                                                                                                                    
 
Par Chantal Riguelle - Publié dans : LES CONTES DU RAGONDIN
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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /2006 18:40
                             (Texte de Marie-Agnès Aendekerk)
 
Un roi avait deux royaumes. Le royaume d'Ici et le royaume d'Ailleurs.
Ailleurs était loin d?'ci ; c'est pourquoi le roi dut choisir un lieu de résidence et décida d'occuper son palais d'Ici.
 
En Ici, le roi pensait souvent à son royaume d'Ailleurs et regrettait de ne pas être sur place afin de gouverner le peuple d'Ailleurs. De ce fait, il laissait en suspens tous les problèmes d'Ici. Le roi décida alors de se rendre en Ailleurs.
 
Quand il fut en Ailleurs, le roi s?ennuya de son palais d'Ici, si confortable, et de sa tendre compagne la reine, restée là-bas. Il revint donc en Ici.
 
Le peuple d'Ailleurs, fâché que le roi lui préfère Ici, se révolta et une guerre civile éclata. Le roi dut retourner en Ailleurs et son séjour se prolongea très longtemps, le temps de calmer le mécontentement de son peuple.
 
Lorsque enfin, le roi put revenir en Ici, son premier ministre lui dit :
« Sire, le royaume d'Ici est en danger, les esprits sont échauffés, le peuple vous reproche votre préférence pour Ailleurs. Il est temps d'agir et de régler les problèmes restés en souffrance, de votre peuple d?Ici. »
 
« Jen conviens, Monsieur le Premier Ministre, nous verrons cela dès demain »
 
Le lendemain, un tremblement de terre se produisit en Ailleurs, effroyable catastrophe qui rappela le roi au secours de la population d'Ailleurs.
 
De retour en Ici, la reine lui dit :
« Mon ami, vos absences répétées m'ont amenée à prendre la gérance du royaume d'Ici. Veuillez comprendre que dorénavant, je règne sur Ici merveilleusement secondée par votre premier ministre. Retournez donc en Ailleurs.
 
C'est ici, chers lecteurs ou auditeurs, que je compte sur votre aide !
Quel est à votre avis le dénouement de cette histoire ? Pour ma part, je n'en ai trouvé que trois.
 
Le premier :
 
Dès son arrivée en Ailleurs, un putsch renverse royauté et gouvernement, envoie le roi en exil où il devient roi de Nulle Part.
 
Le deuxième :
 
Le roi épousa une jolie ailleuroise, ils eurent dix enfants et la paix règne sur ce royaume et ses habitants.
 
Le troisième :
 
Le roi, inconsolable se jeta du haut de la falaise dans la Mer de Partout.
 
Si vous voyez d'autres dénouements possibles, vous seriez très gentils de me les communiquer.
Par Chantal Riguelle - Publié dans : LES CONTES DU RAGONDIN
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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 15:57

Récit d'un rêve plus qu'un conte, mais douce eutopie qui peut réjouir le coeur

Texte de Serge Brouers

Le soleil, lassé par le comportement  des humains, piqua une grosse colère et décida de ne plus éclairer la terre. La planète bleue fut plongée dans le noir. La lune privée de reflet disparut aux regards. Le lointain scintillement des étoiles servait de raccord avec l’univers. Les océans se transformèrent en d’immenses patinoires. Le vent glacial détachait les feuilles des arbres et la végétation agonisait. Le monde animal en rupture de cycle commença à se décimer. L’homme pour survivre, puisa dans ses réserves, mais les plus pauvres étaient les plus vulnérable.

 

    La reine du soleil, très émue, s’adressa à son marri :

 

    -Maître, dit-elle, vous avez eu raison de punir les méchants, mais les hommes ne sont pas tous mauvais.
Chacun y alla de ses arguments, et après une longue palabre, le couple décida d’envoyer sur la terre son fils unique avec pour mission de « sauver l’humanité » et d’extirper le mal qui la ronge.

 

    Le roi soleil ouvrit un œil pour laisser couler une larme qui comme un faisceau, éclaira une haute montagne. Le prince soleil se laissa glisser sur le ruban de lumière et prit place sur le sommet montagneux. Nourri dans un premier temps de l’énergie du père, le prince ne tarda pas à devenir autonome pour émettre sa propre lumière

 

      De ses longs doigts, émanaient des millions de rayons qui, comme une source, arrosaient la terre. Le prince s’arrangea pour déposer devant chaque porte un rayon de soleil qui s’enroulerait aussi vite pour se briser en un endroit  déterminé et former une boule de lumière.

 

    Cette boule possédait un pouvoir magique, celui de donner à son propriétaire l’énergie  et le confort nécessaire, et la possibilité de vivre selon ses besoins.

 

C’est ainsi que le pauvre  reçu une boule dodue tandis que le riche devait se contenter d’une boule de moindre volume.

 

    La pelote de lumière ne brillait qu’en présence de son propriétaire. Inutile donc de la vendre ou de la voler. Si le besoin s’avérait raisonnable, il suffisait de détacher un petit morceau de rayon. Le pauvre usa de cette faculté, mais le riche ne bénéficia pas de ce privilège. Avec le temps chaque habitant de la terre posséda une boule de même dimension, et le fossé entre les pauvres et les riches  s’estompa. L’égalité entre les hommes n’était plus qu’une utopie.

 

    A partir de ce moment, à chaque utilisation, la boule du bien-être reprenait son volume  de départ à condition que  l’utilisation soit réfléchie. Quand l’égalité fut établie, le prince du soleil demanda une nouvelle faveur. Le père sourcilla, mais s’inclina.

 

    De chaque boule s’échappèrent deux brins qui allèrent se loger dans le cœur de l’homme. Le premier brûla la haine, tandis que le second y logea l’amour pour l’éternité.

 

    Le prince, bien content d’avoir accompli sa mission, quitta la terre pour y retrouver sa famille. Le soleil s’arrangea pour offrir à l’homme un printemps éternel et signa un pacte avec le vent et la pluie  pour que le surplus d’énergie se déverse dans les endroits occultes. On raya du dictionnaire les mots famine, haine, et guerre, tandis que le mot AMOUR prit une majuscule.

 

    Si tu vois un enfant dessiner  un beau soleil, avec un large sourire, c’est que ce conte est le sien.

 

Par Chantal Riguelle - Publié dans : LES CONTES DU RAGONDIN
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 20:22
Par Sabine Mathet
Il était une fois deux petites grenouilles Tipou et Tipo.
Tipou et Tipo voulaient devenir chevaliers pour conquérir le château d e la montagne de brume afin d’obtenir le remède qui guérirait leur petite sœur Tipounette.
 
Elles décidèrent d’aller trouver maître Titefou dans la forêt de ronces afin d’obtenir des armures de métal blanc pour combattre le dragon à deux têtes.
  
Elles durent prendre quantité de nourriture car le voyage était long et périlleux. Elles prirent aussi deux petits tonneaux d’eau car l’air y était très sec et aride.
Elles allèrent dormir tôt pour se lever à l’aube.
La rosée les aiderait à progresser le plus loin possible afin d’économiser leur réserve.
 
Les petites grenouilles étaient pleines de fougue et marchaient d’un bon pas.
Elles avaient marché plus de trois bonnes heures quand soudain, elles entendirent un cri strident.
Tipou et Tipo commencèrent à trembler et elles se cachèrent dans la souche d’un arbre tout proche.
 
« Qu’est-ce que c’est Tipou ? »
« Je ne sais pas Tipo ». 
Tipou osa passer le bout de son nez par la fissure de l’arbre et là, stupeur !
Il apparut dans le ciel.
C’était le faucon Jacasse qui faisait de grands cercles de plus en plus rapprochés.
 
« Tu crois qu’il nous a vus ? » renchérit Tipo. 
«  Je ne crois pas. » répliqua Tipou. 
« Mais qu’allons-nous faire, on ne peut pas rester coincées ici, nous devons absolument continuer notre route, sinon Tipounette mourra. »
 
Soudain, elles virent dans le fond du trou deux lumières brillantes qui grandissaient au fur et à mesure qu’elles s’approchaient d’elles.
Tipo et Tipou se serrèrent l’une contre l’autre.
« C’en est fini de nous ! »
 
Mais une voix chaleureuse et apaisante leur dit :
« Alors mes gaillards, on entre chez les gens sans leur permission ? »
C’était madame Taupinette qui arrivait d’un pas nonchalant. 
« Non madame, mais le faucon Jacasse veut nous manger »
« Ho ! Mes enfants restez bien ici alors ! De toute façon le vieux gredin de Jacasse va déchanter dans quelques instants.
Mais que venez-vous faire si loin de chez vous ? »
 
Et les grenouilles racontèrent leur histoire.
 
« Vous êtes bien braves mes petites.
Mais vous allez voir, dans peu de temps, vous pourrez continuer votre quête ! »
« Ah ! Oui, mais comment ? »
« Mes vieux os ainsi que mes rhumatismes me font bien souffrir depuis quelques jours, de plus mon nez me chatouille grandement et celui-là il ne me trompe jamais. »
 
Aussitôt, le vent souffla, les feuilles volèrent par milliers, le ciel se déchira, un grand fracas se fit entendre et la pluie tomba en averse.
 
Jacasse ne demanda pas son reste et s’en alla à tire-d’aile.
 
« Vous voyez, je vous l’avais bien dit, ce grand gredin prétentieux ne peut résister à cette pluie. Il a bien trop peur de mouiller son beau plumage ! »
« Allez mes enfants, profitez de cette aubaine pour continuer votre chemin, vous au moins, vous ne craignez pas l’eau ! »
 
Après trois jours de marche, Tipou et Tipo atteignirent enfin le marais bouillonnant.
Il y régnait une chaleur étouffante.
« Mais Tipou, on n’y arrivera jamais à traverser ce marais ! »
Tipou réfléchit un moment en se retournant dans tous les sens pour mieux évaluer la situation.
« Euréka !  J’ai trouvé »
« Quoi ? » dit Tipo.
« On va se couvrir de mousse que nous allons mouiller très fort avec un de nos petits tonneaux et les feuilles du Catalpa nous protégeront de la chaleur »
Et elles commencèrent leur traversée en sautant d’îlot en îlot.
 
Le soleil venait de se coucher, quand elles entendirent au loin le bruit d’une musique qui devenait plus claire à mesure qu’elles approchaient.
C’était un son extraordinaire, et si charmant qu’elles oublièrent leur fatigue.
 
Elles arrivèrent à une petite chaumière vieille et voûtée toute couverte d’herbes.
 
« Ah ! nous voilà arrivées ! »
 
Elles jetèrent un coup d’œil à l’intérieur. Elles aperçurent une belle table garnie, avec du vin et plein de bonnes choses à manger.
Elles prirent donc leur courage à deux mains et frappèrent à la porte.
La porte s’ouvrit sur un énorme hérisson coiffé d’un chapeau haut-de-forme.
 
« Que faites-vous ici ? D’où venez-vous ? Et où allez-vous ? »
 
« Nous cherchons maître Titefou »
« C’est bien moi ! »
Et elles racontèrent ce qu’il leur était arrivé.
 
Maître Titefou leur donna à manger et à boire et les conduisit jusqu'à une chambre somptueuse où elles s’endormirent.
 
Au matin, elles se levèrent de très bonne heure.
 
Maître Titefou leur donna deux armures étincelantes, 2 épées tranchantes et 3 noisettes en or pour voyager plus rapidement.
 
Tipou et Tipo partirent avec tous les objets offerts par maître Titefou.
 
Elles arrivèrent près d’une montagne en verre.
 
Et là, elles cassèrent leur première noisette et tapèrent trois fois leurs pattes par terre en disant ;
« Croa ! Croa ! Croa ! Petite noisette amène-nous au château des brumes. »
 
Mais là, une surprise les attendait : une barrière magique les empêchait d’arriver sur le mont tant désiré.
Les voilà projetées dans une vallée enchantée où l’herbe y était d’un vert éclatant et les arbres gigantesques.
 
Elles marchèrent trois jours durant au milieu de magnifiques fleurs qui s’écartèrent sur leur passage.
Savaient-elles que leur quête était noble ? 
 
Et elles atteignirent une immense montagne remplie de rochers piquants entourée d’une brume odorante.
Cet obstacle semblait insurmontable, une autre noisette pouvait-elle les aider ?
 
Là, elles cassèrent leur deuxième noisette.
« Croa ! Croa ! Croa ! Petite noisette amène-nous devant le château des brumes. »
 
A peine, étaient-elles arrivées devant la porte du château, que le dragon à deux têtes arriva en poussant d’affreux hurlements.
 
Lorsqu’il aperçut les deux petites grenouilles flanquées de leurs armures, il se mit à rire.
 
« Que venez-vous faire ? »
 
« Nous venons te combattre pour avoir un remède qui sauvera notre petite sœur. »
 
« Vous savez que maints chevaliers ont déjà perdu la vie en ces lieux ! »
 
Et en disant ces mots, les 2 gueules lancèrent des flammes.
 
Mais les armures magiques les protégèrent.
 
Alors le dragon s’élança contre Tipou et Tipo qui brandirent leurs épées.
Elles firent siffler l’air et abattirent les 2 têtes du monstre.
Il tomba de tout son long.
 
La lutte terminée, Tipou et Tipo ouvrirent la porte du château et se dirigèrent vers la salle sacrée.
 
Sur l’autel, brillait de mille feux un coffret.
Elles l’ouvrirent et au fond, elles prirent la racine et le parchemin où il était écrit :
*Quiconque a cette racine, de toute blessure ou de toute maladie, est aussitôt guéri. *
 
Le coffret dans leurs mains, elles cassèrent leur dernière noisette.
« Croa ! Croa ! Croa ! Petite noisette amène-nous dans notre petite maisonnette. »
 
Tipou et Tipo arrivèrent devant leur petite maison et y pénétrèrent rapidement.
Leurs parents les accueillirent avec joie.
 
Elles donnèrent un petit morceau de racine à Tipounette,
qui s’éveilla aussitôt !
Elle ouvrit les yeux et les regarda tout en souriant.
 
Elles commencèrent toutes à danser, quand, tout à coup, leur maison se transforma en un château somptueux !
Les grenouilles se transformèrent en princes et princesses et tous se réjouirent car enfin le sortilège de la sorcière avait été levé par la bravoure de Tipou et de Tipo.
Et les parents dirent en chœur : 
« Long et périlleux est le chemin,
   quand, dans la vie, vous voulez transformer le destin.
   Cœurs courageux, vous parvenez au bonheur à la fin. »
 
Sabine Mathet
 
 
Par Chantal Riguelle - Publié dans : LES CONTES DU RAGONDIN
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 23:15

( texte de serge Brouers)

Je suis un r ayon de soleil bien remuant

Qui dès l’aube, distribue le matin.

Je pars, je reviens et ne chôme jamais.

Je reste plus ou moins longtemps suivant les saisons :

Je me lève, je me couche, mais ne dors jamais.

J’ai vu des gens saluer mon lever et admirer mon coucher.

Si tu me vois absent, c’est que je brille pour d’autre.

J’ai vu la terre se fendre et cracher du feu avec rage.

J’ai vu le vent violent comploter avec la pluie malfaisante

Pour ravager et anéantir des régions entières.

J’ai vu des forets disparaître pour faire place au désert.

J’ai vu des hommes pleins de haine faire la guerre..

Je suis devenu bien pâle en voyant cet enfant mourir de faim…

Eclairer la haine, la guerre, la famine n’est plus possible.

Aveuglé par cette cruauté, je me prépare à mourir de chagrin

Mais, avant de m’éteindre j’entendis mon père briser le silence :

« Ne meurs pas mon rayon sensible et courageux ; écoute-moi.

Je distribue chaleur et lumière sans discontinuer.

Je m’arrange avec les nuages pour qu’ils éclatent en pluie.

Je m’efforce d’être juste et équitable pour le bien de tous.

Parfois je n’ai pas assez d’autorité, et c’est la catastrophe.

Le vent se fâche te la pluie se déchaîne, les énergies se disputent.

La position de la terre dans le système m’empêche d’être impartial.

Elle tourne comme une toupie inclinée et chemine sur une ellipse.

Mais je tourne sur place pendant que la terre se rapproche ou s’éloigne.

J’éclaire ce que la terre veut bien me montrer.

Inévitablement il y aura des régions fertiles, arides, chaudes ou froides,

Mais de par mon action, je peux rassasier chaque habitant.

Il suffit à l’homme de ne pas être égoïste et de partager.

Voilà, mon fidèle et sensible rayon, ce que j’avais à te dire.

Je te donne lumière et liberté. Va ton chemin trouver le bonheur.»

Et c’est ainsi que enrichi de la sagesse de mon père,

Je l’en suis allé, libre, au hasard des chemins.

J’ai grimpé sur le sommet des montagnes pour en descendre par l’autre flan.

J’ai traversé les océans pour me balancer dans de grandes vagues.

J’ai rampé dans la plaine et sautillé de branche en branche dans les arbres des forêts.

Je me suis efforcé d’éviter les endroits malsains et les mauvaises rencontres.

Puis un jour je me suis calmé, sentant l’appel de mon destin.

Je me suis alors amusé à fouiller le cœur des fleurs

Pour y puiser les parfums les plus exquis et m’en imprégner.

Et ce matin je me sui vautré dans l’herbe

Pour y détacher des gouttes de rosées.

Frais, pur, lumineux, parfumé, je me suis présenté à ta fenêtre

San bruit, sans murmure…Dans le silence, j’ai traversé la vitre

Alors que toi, belle endormie, tu rêve, perdue dans les images magiques.

Je me suis faufilé doucement dans ta chambre dorée

Pour me promener tendrement sur les ondulations de ta chevelure.

Par le jeu de lumière, je me suis émerveillé de ces fils d’or entremêles,

Sur ton front pur et doux je me suis apaisé un moment.

J'ai fait frémir tes paupières feramnt des écrins de perles précieuses.

Et montant sur tes joues plus douces que le duvet, j'ai pensé au printemps

Sur tes lèvres rosâtresj'ai pensé au plus beau coucher de soleil.

Tes yeus se sont ouvert, montrant deux billes azur, chacune nageant dans un lac immaculé...

J'ai demandé au temps d'arrêter son cours précipité pour qu'il garde

Le souvenir de ce moment où je me suis logé dans ton coeur amoureux.

Assoupi dans le fauteuil, j'ai senti la douceur de ta main de fée.

J'ai reçu un tendre baiser et, en souriant, tu m'a murmuré à l'oreille:

"Bonjour, mon rayon de soleil". Et depuis ce jour , je vis dans le bonheur

 

Par Chantal Riguelle - Publié dans : LES CONTES DU RAGONDIN
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /2006 12:57
 
Il y a longtemp s, très longtemps, tous les hommes étaient des dieux. Mais les hommes étant ce qu'ils sont, à cette époque déjà, ils abusèrent à un point tel de leur divinité que le maître des dieux, Brahma, décida de leur ôter le pouvoir divien et de le cacher en un endroit où ils ne pourraient jamais le retrouver. Il s'agissait donc de trouver cette bonne cachette.
Convoquéqés par Brahma, les dieux mineurs qui formaient sa cour furent invités à résoudre cette énigme.
"Enterrons, proposèrent-ils, la divinité de l'homme au centre de la terre".
Mais Brahma leur répondit :"Non cela ne peut pas suffire. Un jour viendra où l'homme creusera, et alors, il la trouvera".
Alors, les dieux courtisans proposèrent une autre solution : "Faisons-la couler au plus profond des océans".
Mais de nouveau, Brahma leur rétorqua : "Non, car viendra bien aussi le jour où l'homme se mettra à explorer les profondeurs abyssales, et un jour il est certain qu'il la trouvera et la remontera à la surface".
Les dieux durent admettre ne pas savoir où la cacher. "En effet, dirent-ils, il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour".
Brahma dit alors : "Voici ce que nous allons faire : nous cacherons la divinité de l'homme au seul endroit qu'il ne pensera jamais à aller visiter : au plus profond de lui-même".
Depuis ce temps là, l'homme a effectivement fait le tour de la terre, il y a tout exploré : il a gravi les montagnes les plus hautes, creusé les puits les plus profonds, plongé jusqu'au coeur des océans, il est même allé sur la Lune et sur Mars... vainement il a cherché quelque chose qui se trouve EN LUI."

 

 

 


D'après Raymond Abrezol, La course au bonheur, in Femina, n°46 du 14.11.1993

 

Par Chantal Riguelle - Publié dans : LES CONTES DU RAGONDIN
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